Avis de pollution sur la ville

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Pollution Paris

Aujourd’hui, l’île de France connaît un pic de sa course pour la troisième journée consécutive (selon Airparif, chargé de la surveillance de la qualité de l’air). Mercredi, la région Nord-Pas-de-Calais et quatre départements de Champagne-Ardennes étaient dans le même cas. Avec cette vague d’informations, difficile de savoir quoi faire. Qu’est ce que c’est la pollution concrètement ? Est-ce qu’on doit/peut courir ? Est-ce dangereux la pollution ? Comment gérer la chose?…

Qu’est ce que c’est la pollution ?

Plusieurs éléments sont considérés comme polluants car qu’ils n’existent pas naturellement dans l’air ou pas à une telle concentration et qu’ils sont nocifs pour la santé de tous (sportif ou non). Ce sont des gaz, comme le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote et les dioxydes de soufre ou encore l’ozone. Il y a aussi des particules solides, plus ou moins fines (responsables de la texture et de la couleur des fumées).

Les polluants atmosphériques sont d’origine diverses. Ils peuvent être d’origine naturelle mais également dues aux activités humaines (transports, industrie, chauffage, agriculture, incinération des déchets…).

Le monoxyde de carbone : Ce gaz est incolore et inodore avec une densité voisine de celle de l’air. Il provient d’une combustion incomplète de bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane… C’est ce gaz qui est dangereux en cas d’incendie par exemples ou lorsque l’hiver votre logement n’est pas assez souvent aéré.

Il agit comme un gaz asphyxiant très toxique. Il est absorbé en quelques minutes par l’organisme et se fixe sur l’hémoglobine présente dans le sang. Finalement, le monoxyde de carbone empêche l’hémoglobine de jouer son rôle de transporteur de l’oxygène vers les tissus en prenant la place de l’oxygène. Pour les sportifs la conséquence est la diminution l’apport d’oxygène aux muscles.

Qu’on se rassure, ce phénomène est réversible!

Les oxydes d’azote : Ces gaz proviennent principalement de l’utilisation des combustibles fossiles (charbon, fioul, gaz naturel). L’exposition à ces gaz peut provoquer des pathologies respiratoires avec pour symptôme des irritations et de la toux.

L’ozone : Ce gaz est un polluant dit secondaire. Il n’est pas rejeté directement dans l’air, mais se forme par réaction chimique sous l’effet du soleil. Il est capable de pénétrer profondément dans les poumons et provoque à forte concentration une inflammation des bronches, des irritations du nez, des yeux et de la gorge accompagnées d’une gêne respiratoire.

Les particules en suspension : Leurs origines sont diverses : les installations de chauffage et le transport routier ou encore de transformations chimiques qui s’effectuent dans l’atmosphère, etc. Tout comme l’ozone, ces particules sont irritantes aussi bien pour les voies respiratoires que pour les yeux par exemples. Elles sont très néfastes et ont notamment été reconnues responsables de cancers du poumon par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012.

Le dioxyde de soufre : Ce gaz incolore a une odeur piquante. Il provient principalement de l’utilisation des combustibles fossiles (comme pour les oxydes d’azotes), et de la fonte de minerais de fer contenant du soufre. Il agit sur le fonctionnement des poumons (inflammation de l’appareil respiratoire, toux, essoufflement, exacerbation de l’asthme, bronchites chroniques, etc.) et il provoque des irritations des yeux.

Autant dire que c’est pas joli joli tout ça!

Et l’entraînement, la pollution est-ce dangereux ?

Je pense ne rien vous apprendre en disant que l’on respire plus lors d’un effort physique qu’à l’arrêt. Hum.

Le sportif va inhaler une plus grande quantité de tous les gaz et particules décrits plus tôt. Merci pollution d’amour. Heure. Pour couronner le tout, les femmes sont plus sensibles à ces phénomènes que les hommes du fait de leur appareil respiratoire plus étroit.

Les risques sont réels. Il est important de les prendre en compte et d’adapter son entraînement aux conditions. Nous faisons du sport pour être en bonne santé et se sentir bien, pas l’inverse.

Qu’est ce qu’on fait alors en cas de pollution ?

Allez, on court avec un masque de chirurgien pour le style à la Grey’s Anatomy? On risque de faire peur aux passants. Ça va pas le faire et puis c’est inutile. Il s’agit de microparticules non filtrées par de simples masques en coton.

De préférence, on s’entraîne tôt le matin (oui, je sais facile à dire) et on court à intensité modérée pour réduire le débit et la fréquence respiratoire. Evidemment, on s’éloigne de la source du problème et on privilégie les chemins de campagne on en tout cas les grands axes. Si l’on peut, on prend de la hauteur pour éviter l’effet cuvette ou stagne certains gaz.

Pour résumé lors d’une alerte pollution, on fait une séance tranquille et au vert dans la mesure du possible. On en profite pour s’entraîner à courir à faible vitesse et à être régulier. Un genre de fractionné lent. Pas si facile, je vous l’assure! Pour les plus prudents ou sensibles, on décale sa séance ou on la remplace par une séance de Training à la maison.

Bien évidement, on aura une pensée pour les Marathoniens qui à Paris ne pourront que subir cette pollution ce week-end.

Sources :
http://www.sante.gouv.fr/
http://www.lemonde.fr/
http://www.francetvinfo.fr/
http://sante.lefigaro.fr/

Et vous, allez-vous modifier vos entraînements ? Etes-vous touché par la pollution ?

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