Retour de course : Marathon de Bordeaux 2015

Salut :),

Comme je vous l’ai dit il y a quelques temps (ICI), je participais le week-end dernier au Marathon de Bordeaux Métropole. Le premier Marathon nocturne de France, et le deuxième pour moi. Ma soeur m’accompagnait à nouveau dans l’aventure.

J’ai décidé de m’inscrire à nouveau au départ d’un Marathon, car celui là, n’était pas comme les autres. C’était le premier de ma ville natale et en plus nocturne. Je ne pouvais PAS ne pas y participer. Je voulais inscrire mon nom à la liste des participants. Quand ma sœur m’en a parlé, j’ai d’abord hésité. Ce n’est pas rien un Marathon. 42 km 195. Je voulais (pensais) le faire correctement. Et puis, l’euphorie m’a convaincue et je me suis inscris. C’était en octobre dernier.

Malheureusement, les études et ma vie m’ont pris du temps et l’entrainement ne s’est pas passé comme prévu comme je l’ai expliqué (ICI). Mais tant pis. C’est comme ça. J’avais décidé que je le ferai quoi qu’il en coûte.

La semaine avant le marathon:

J’étais stressé. C’est peu de le dire. Je le gérais mieux que pour mon premier Marathon (à Paris presque 1 an jour pour jour), mais c’était dur. Dur pour moi et pour Morgane. La pauvre, elle en a vu de toutes les couleurs. C’était tendu entre nous durant cette semaine. C’est aussi un marathon pour les proches ;).

Durant cette semaine, je me suis surtout concentré sur mon alimentation et le repos. J’ai beaucoup bu (d’eau hein), et j’ai essayé de ne pas faire d’excès (enfin, je devais quand même emmener Morgane au restaurant pour son anniversaire, ça valait le coup 🙂 ). J’ai limité le café et les fibres, augmenté les féculents les derniers jours et pris du repos. J’ai même dormi dans le train en direction de Bordeaux, c’est dire ;).

La veille :

Pour participer à n’importe quelle course ou épreuve, il faut aller retirer son dossard. La base. Pour les grandes manifestations (comme un marathon, par exemple?!), la distribution a lieu la veille. Vous voyez quelques milliers de Runneurs survoltés faire la queue juste avant de partir, le matin, aux aurores, pour un dossard ? Non? Moi non plus! Exception pour ce marathon, le retrait était possible le jour même. Marathon nocturne = après midi avant le départ. Mais honnêtement, je ne me voyais pas y aller le samedi juste avant la course.

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Le problème pour ce marathon, c’est que la veille (le vendredi en clair), j’étais à Paris (oui, je travaille la semaine, vendredi inclus. Pas vous?! Bande de veinards!). Impossible, donc, d’aller retirer mon dossard. J’ai cependant pu compter sur ma petite sœur (<3), inscrite elle aussi sur l’épreuve reine, pour retirer son dossard et le mien par la même occasion.

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Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas simple de faire retirer son dossard par une tierce personne (sœur ou pas sœur). C’est pire que faire une procuration pour aller voter aux présidentielles!
J’ai dû faire une procuration attestant que ma sœur puisse aller chercher mon dossard (niveau fiabilité, on est au top, évidemment…), une photocopie de ma carte d’identité, lui donner mon pass dossard et mon certificat médical. Enfin, ma soeur a pu récupérer mon précieux dossard.

Morgane et moi (maintenant on ne se quitte plus ;)) avons pris le train pour bordeaux, plus tard dans la soirée de vendredi. Fin du périple à 23 h 30 chez mes parents (dans la compagne Médocaine :D). Pour être en forme le lendemain : 23 h 31, au lit (Quoi que, c’était plus vers 23 h 32 en faite…). Sérieusement, je n’ai pas traîné. Il fallait que je me repose pour le lendemain.

Le jour du Marathon :

Levé aux aurore, impossible pour moi de traîner au lit. Je ne suis pas un adepte des grass’ mat’ à rallonge. J’ai fait le petit déjeuner de Morgane. Ce fût ma seule méga occupation de la journée (hors marathon…) A part ça, je n’ai rien fait. Mais alors RIEN.

Mon dossard en poche depuis la veille, j’en ai profité le jour-J pour reposer mes jambes (qui allaient endurer un gros effort le soir même). Enfin quand je dis rien, j’ai quand même fait une chose. (Idée reçue dans 3,2, 1…) J’ai… MANGER DES PÂTES ! Il fallait que charge mon organisme de sucres lents.

Poulet-pâtes, pour être exact. C’est bon, facile à digérer (même si les gaufres en dessert me faisaient de l’oeil :/). L’après-midi, c’était atelier « préparation de gâteaux d’attente facile » avec ma soeur. C’était un gâteau à manger une heure avant le départ, facile à digérer. En forme de cannelés. Bordelais oblige :). Sérieusement, ça fait des petites bouchées. C’est pratique et ça s’émiette pas dans la poche.

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Et puis, encore un autre repas de pâtes à 17h (3h avant le départ. Et, très important, la préparation de la tenue! J’ai repris ma tenue du marathon de l’an dernier, une valeur sûre ;).(Et évidemment pour être beau sur les photos… hum).

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C’est l’heure. Départ direction Bordeaux. Les choses sérieuses commencent. Impossible de faire marche arrière (vendre son dossard, pleurer…). Sur la route : la pluie, la pluie et encore la pluie. Ca promet!
Arrivé là-bas, pas surprenant, il pleut (encore et toujours) à grosses gouttes et il y a du vent (plus que ce que je pensais). Heureusement que j’avais prévu en plus de mon coupe-vent, le poncho du Marathon de Paris de l’an dernier. Ça limitait, mais bon, j’avais encore froid. La croix rouge distribuait des ponchos supplémentaires, j’ai ajouté une couche. Deux valent mieux qu’une!

Plus moyens de reculer. Me voilà sur la ligne de départ avec un tee-shirt, un coupe-vent et deux ponchos 😀

Le Marathon :

Le départ est donné, c’est parti pour minimum 4h30 (enfin, 4h30… je savais déjà que je mettrais plus que mon temps du Marathon de Paris : 4H29). En plus cela, les conditions météo ne s’arrangent pas. Pluie, froid, vent. J’ai connu mieux.

Vu ma préparation (proche de rien), je suis partie lentement. Je me suis dit  » Tu tiens au moins jusqu’au 28 ème kilomètre, car tu verras ton amoureuse! ». Pour des efforts comme cela, il faut se fixer des objectifs réalisables et les tenir. J’ai donc parcouru les 28 premiers kilomètres plutôt bien (malgré les faux plats montant et les passages de boue sans éclairage…).

26… 27… 28! Je les voie! Mon beau-frère en premier chargé de filmer. Un peu plus loin, ma maman, ravitalleuse en chef, qui m’a donné deux petites bouteilles comme prévu avant la course. Et juste après, ma chérie qui m’a pris en photo 🙂 (pour changer ;)). Voir ses proches à ce moment là, c’est toujours un moment émouvant, mais voir sa chérie, ça vous fait monter les larmes… (Je suis un bonhomme et je ne pleure pas moi, c’est faux, totalement faux).

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Un arrêt bisou OBLIGATOIRE pour prendre des forces et c’est parti pour les 14 derniers kilomètres. A ce moment là, je suis bien. Je suis plutôt constant et suis les bases de temps de 4 h 15, je suis content. Mais là, c’est le drame. Le MUUURRRR (comme on aime l’appeler) au 31 ème kilomètre. Grosse douleur dans le dos, obligé de m’arrêter. C’est frustrant! Sachant que ce n’est pas les jambes qui lâchent en premier. Je marche 500 mètres en m’étirant comme je peux. Et je repars. Je vais moins vite, j’ai les jambes coupées du fait d’avoir marché. Donc, je me fixe de petits objectifs :  » Tu cours au moins jusqu’au 35 ème kilomètre! »… C’est là que le mental joue. Le dicton : « 10% physique et 90% mental » prend tout son sens à ce moment là. Je profite des ravitaillements pour m’étirer le dos à nouveau et boire.

Durant les 10 derniers kilomètres, des choses m’ont légèrement cassé le moral. J’ai vu les meneurs d’allure 4h30 me doubler, c’est horrible. On sait dans sa tête qu’on ne peut pas les suivre. Mais aussi, se faire doubler par des personnes faisant le marathon en relais (à 4 participants) : le dernier relayeur dois faire 7,5 kilomètres (autant dire qu’il est plus frais que vous). En attendant, on fait le décompte des kilomètres, on n’a pas grand-chose d’autre à faire.

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Kilomètre 41. Le parcours passe juste au coté du kilomètre 28 où j’ai vu ma chérie. J’ai pu voir mon comité de soutien une deuxième fois ;). Sauf que ma sœur était aussi présente. Elle a malheureusement abandonné au 26 ème kilomètres, mais je suis très fier d’elle

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Dernier kilomètre !

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(Le truc avec les baskets roses, à coté, c’est ma sœur ;))

Et voilà. Ligne d’arrivée franchie avec ma sœur. 4’43″52. C’est magique comme sentiment. Je vous conseille de faire un marathon, rien que pour ressentir cette émotion. Et c’est même courant de pleurer en franchissant la ligne (Oui c’est bon j’avoue, j’ai pleuré.. ).

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L’après marathon:

Satisfaction, heureux d’avoir fini, fier de recevoir la médaille Finisher du premier Marathon de Bordeaux. Il est temps d’aller chercher son sac au vestiaire et de rentrer. Surtout qu’il est déjà tard, bien 1 h du matin. Une bonne nuit de sommeil s’impose!. Sauf que là, c’est la TUILE, pas de transport en commun jusqu’à 2 h 45 :(. Sur le moment, on se demande comment on va faire : « On attend 1 h 45 dans le froid ! » ou « Je marche 4,5 km pour aller à la voiture laissée à un parc relais ?! ». Mon choix fût vite fait, je n’étais pas à 4,5 km près…

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Aujourd’hui, mercredi, tout va bien (mieux). Je n’ai presque plus mal aux jambes, malgré deux journées à marcher comme un canard et avec des articulations douloureuses.

Durant les derniers jours, j’ai beaucoup bu et j’ai mis des chaussettes de contentions, type booster (je ne sais pas si ça fonctionne ou si c’est un effet placebo) mais le fait est, que quatre jours après la course, je vais bien.

L’épreuve du marathon par elle-même est dure, physiquement et mentalement, mais c’est quand même une joie immense de la finir. Le marathon de bordeaux n’est peut être pas le marathon le plus facile, mais ce n’est certainement pas le plus dur. Le coté nocture n’a pas changé grand chose pour moi.

Pendant la préparation et pendant le marathon, on se dit :  » Mais qu’est-ce que je fous là?!, Jamais je n’aurai dû inscrire… ». Mais je vous garanti, qu’une fois fini, on se demande quel sera le prochain. Oui j’en referai, je vais pas dire que je serai super entraîné car pour le moment, j’en ai fait 2 sans entrainement. Mais un jour, je ferai un marathon en moins de 4h. OBLIGATOIRE.

Pourquoi pas faire celui de Berlin, de Londres, de Bruxelles, ou de New York carrément, et en profiter pour visiter de nouvelles villes. En plus, il y a de fortes chances que mon prochain marathon soit le premier de ma chérie :).

A relire : Le Marathon de bordeaux : Avant de partir

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