Retour de course : Marathon de Bordeaux 2016

MARATHON.

En écrivant ce mot, j’ai l’impression d’oublier un truc comme « Semi » ou pour les plus Québécois d’entre nous « Demi ». Ces derniers mois, j’ai couru plus de Semi-Marathon que tout autre type de courses confondues. Je ne réalise pas que j’ai participé (et terminé) cette course dont je rêve depuis maintenant 2 ans, depuis que Florian a passé la ligne d’arrivée de son premier Marathon, en avril 2014 à Paris.

Cet article sera comme souvent, écrit à 4 mains. Vous aurez mon ressenti de la course (Morgane), mais aussi celui de Florian. Nous avons vécu une aventure différentes, séparément ET ensemble. Ce sont deux facettes d’une course. Deux scénarios qui peuvent arriver à tous les coureurs.

Ne soyez pas surpris : Morgane à gauche (M.) et Florian à droite (F.) ;).

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L’avant course

M. Appelez-moi Madame Météo. L’an dernier, le temps avait été HORRIBLE. J’ai regardé la météo toute la semaine, espérant que mes prières au Dieu Soleil etc, soient entendues. Pitiiiiééééééé, pas de pluie, ou alors pas beaucoup ! Bien sûr, vérifier ça toutes les 5 minutes n’a pas influencé le nombre de nuages au-dessus de nos têtes, mais bon. On se rassure comme on peut.

Quoi, stressée ?

A première vue, j’étais détendue. Je gère en général bien ces situations. C’était vrai jusqu’à ce que je réalise que le Jour-J était tout proche. En préparant mon sac, ma tenue pour le Marathon, j’ai réalisé : Bordel, c’est ce week-end !!! C’était le début de la fin… Pauvre Florian. Je lui en ai fait vivre de toutes les couleurs avec mon caractère de cochon.

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F. Après des semaines d’entrainements, il va falloir tout donner pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Mon objectif est de finir en moins de 4h. Cette fois, le temps est plutôt clément. Ca me rassure. L’an dernier, nous n’avions pas eu tellement de chance de se côté là. Je suis plutôt serein.

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Le retrait des dossards

Le retrait des dossards avait lieu le vendredi et quelques heures avant la course le samedi.

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Nous récupérons nos dossards très rapidement le vendredi en fin d’après-midi. On contrôle nos cartes d’identité ET on nous fait signer. Ca déconne pas!

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Il n’y a pas foule. Le village est un ensemble de petites tentes à ciel ouvert. On retrouve les principaux partenaires et les marathons des alentours. C’est sympa, mais on ne s’éternise pas.

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Le jour-J

FOn profite de la journée pour reposer nos jambes qui vont fournir un gros effort le soir même. On mange des féculents le midi et au goûter. Repas de champions! Je gère beaucoup mieux le stress que les précédents marathons et c’est tant mieux pour Morgane.

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La course

Départ prévu à 20h30.
M. Nous arrivons en avance pour voir les Semi-Marathoniens passer (Coucou Kriss et Yann !) et pour ne pas stresser inutilement. Il fait beau et l’air est doux même si il y a du vent. Beaucoup de participants sont en tee-shirt (Rose ? Orange ?) du Marathon/Semi-Marathon de Bordeaux. On commence déjà à sentir l’effervescence de la course.

Marathon de Bordeaux 2016 - 87

Il y a des toilettes PARTOUT. Comme déposé là. Où que vous soyez, vous en avez à moins de 100 mètres. Je ne sais pas pourquoi j’ai remarqué ça ><. C’’est quand même vachement sympa (Cf. Ma vessie fait moins de 3ml). Nous attendons la dernière minute pour nous changer et déposer nos sacs à la consigne. Activation du LiveTrack pour que vous puissiez nous suivre en Direct (<3) et nous nous rendions aux SAS de départ.

C’est le moment de se séparer. Chacun dans son SAS, comme convenu. Je veux que Florian ne se soucie pas de moi, seulement de lui. Qu’il vive sa course à fond. J’ai donc décidé de courir mon premier Marathon, toute seule. Un dernier câlin, un dernier bisou et un dernier encouragement.

Je repère très vite les meneurs d’allure des 4h. Je suis censé être dans le SAS des 4h15, mais je choisis de courir tout de même avec eux. Un coup de poker. Je tiendrai le plus longtemps possible et on verra.

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FJe laisse Morgane aller vers son SAS. Je me place dans le SAS 3h45 pour mon objectif de 3h50. J’espère que la course de Morgane se passera bien. Avant même de partir, je me dis : »Ca va être long« . Un peu inquiétant quand on y repense.

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GO !

Parcours multiple 2016

1er.

M. La foule avance, on respire ! C’est parti, à notre tour de passer la ligne de départ. Plus que 42,195km. (Un peu maso là, non ?). Nous sommes un bon petit groupe. Exactement ce qu’il me fallait pour me détendre. Les meneurs des 4h (Hervé et JB) sont très sympa et nous mettent en confiance tout de suite. Ils nous signalent chaque « danger », chaque difficulté et sont à l’écoute. Le rythme est régulier. Nous arrivons au premier ravitaillement en un clin d’œil. 5km, piouf ! Je commence à boire (de l’eau :p).

Je reçois mes premiers SMS de soutien via ma montre (« COURS PLUS VITE, MERDE! ») (J’ai éclaté de rire  x) ). Ce n’est pas grand-chose, mais ça remonte à bloc !

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FLe départ est donné. Les premières foulées ne sont pas meilleures que j’ai eu. Je mets ça sur le compte du stress. Ca va aller. Je passe mon premier kilomètre en 5min17, ce qui un peu plus rapide que ce que je me suis donné comme objectif d’allure. C’est pas grave, je vais ralentir un peu et ça va le faire.

5ème.

M. Nous passons le Pont de Pierre. Quelle vue sur Bordeaux ! Ça me rappel à quel point j’aime cette ville. Première « côte ». Le rythme est constant. Je pense que je vais écrire ça pour les 30 premiers kilomètres sans grand suspense. Il y a des ravitaillements très régulièrement, tous les 3 km environ. Je suis très agréablement surprise. Je bois à chaque fois, par petites quantités. Il y a également des boissons isotoniques très tôt sur le parcours. C’est un autre point positif. Le nombre de bénévoles est aussi très impressionnant. Je n’exagère pas en disant qu’ils sont à chaque fois au moins une dizaine par ravitaillement. Je n’ai jamais attendu, ni été trop gênée.

Je trouve mon rythme avec ces meneurs d’allure. Je me sens bien malgré les faux plats. L’allure varie pour mieux s’adapter au terrain et nous gardons une vitesse moyenne sur l’ensemble du parcours très régulière. Ils communiquent beaucoup avec nous et nous tiennent au courant de ce qu’ils connaissent du parcours.

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FPremier ravitaillement. Je prends un verre d’eau et une orange, le but est de bien s’hydrater et de prendre des glucides qui permettront de tenir jusqu’à la fin. Je me fais pas mal doubler mais je n’essaye pas de suivre les autres coureurs.

Les faux plats montants me font ralentir. C’est le premier signe qui montre que la forme n’est pas là. Cela m’était arrivé l’an dernier sur le même parcours. Je ne me démotive pas et continue à avancer sous les encouragements des spectateurs et des gens qui m’envoient des SMS que je lis sur ma montre.

8ème.

M. Et, il y a de l’ambiance ! Beaucoup de gens sont là pour nous encourager (même là où nous n’aurions pas cru). Il y a des groupes de musique qui nous donne le rythme dans tous les styles. Je découvre Bordeaux et sa périphérie autrement. J’y ai vécu, mais pourtant je découvre. Je commence à avoir mal à l’estomac. Je décide de ne boire plus qu’un ravitaillement sur deux, espérant que ça passe.

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FUne douleur au genou droit pointe le bout de son nez. Ensuite, une gène au pied droit. Je crois que c’est là où j’ai commencé ma descente aux enfers. La douleur ne finie pas de s’amplifier. Je ne prends plus aucun plaisir à courir, je regarde tout le temps ma montre. Ce n’est pas forcément bon signe.

12ème.

 FJe vois mon allure chuter petit à petit. C’est dur. Nous ne sommes qu’au 12ème kilomètre ! Je décide de prendre un gel pour reprendre des forces, mais rien n’y fait. C’est même pire ! Je commence à avoir mal au ventre. Je me dis que le marathon va être très long et j’oublie vite l’objectif de départ : le marathon en moins de 4h.

13ème.

M. Nous arrivons au premier Château de la liste : Pique Caillou. Premiers chemins de terre. Ça reste très raisonnable même si c’est un peu casse-pattes. On voit qu’un effort a été fait sur ce point. (L’année passée, cette partie du parcours était… Chaotique). Les meneurs des 4h nous ont raconté que l’année passée, c’était plus une partie « bouillasse » à cause du mauvais temps qu’autre chose. On a de la chance, cette année, on en est loin.

18ème.

FMa décision est prise. Après avoir réfléchi, voyant que la douleur au genou ne diminue pas et que le mental est dans les chaussettes, je décide d’abandonner. Cette décision a été difficile à prendre car ce n’est pas dans mon tempérament. Je suis un compétiteur dans l’âme. Mais, j’ai appris à être un peu plus sage avec les années. Il n’est pas question que je me blesse « juste » pour une course. Je ne prends aucun plaisir. Comment continuer dans ces conditions ?  25 kilomètres sans envie ?

Après un court message sur Facebook pour vous annoncer à vous (toutes les personnes qui nous suivent et qui nous encouragent) mon abandon. Je décide de ne rien dire à Morgane pour qu’elle puisse gérer sa course sans prise de tête. Il s’avère qu’à ce moment, Morgane m’a doublé sans qu’aucun de nous ne s’en aperçoivent.

Ce n’est pas tout, il faut rentrer maintenant. Je suis à Talence, au plus loin de l’arrivée. Je dois faire 12km pour rentrer. C’est un coup dur de plus. J’essaye d’alterner course à pied et marche. Heureusement, un gentil bénévole m’a proposé de me ramener en voiture dans le centre de Bordeaux.

Semi-Marathon.

M. Le groupe discute, le temps passe assez vite jusqu’au Semi-Marathon. Punaise, la moitié est faite ! On tient le bon bout, même si je sais que le plus dur reste à venir. J’ai toujours l’estomac en vrac. Là, je réalise que je n’ai toujours pas mangé. Même pas une orange. J’étais tellement concentrée sur mon allure que j’en ai oubliée de manger. Je n’ose pas, j’ai déjà mal au ventre, j’ai peur d’empirer les choses. J’ai peur d’être malade.

24ème.

M. Le temps passe un peu moins vite, mais malgré tout je vis des vrais moments de « bien ». Ca m’a vraiment étonné. Le rythme est parfait. Nous sommes aux environs des 24-25 km. Les meneurs d’allures se sont habitués à me voir traîner dans leurs baskets et vérifient très souvent si je suis là et si je tiens le rythme. Ils m’encouragent.

J’ai de plus en plus mal à l’estomac. J’essaye de manger du sucre au ravitaillement. Je n’arrive pas à faire plus. J’ai des collations dans mes poches pourtant (chocolat et pâtes de fruits). Mais je n’ose pas, je ne veux pas empirer les choses.

26ème.

M. Nos montres sonnent le 26ème kilomètre. Pas de panneau kilométrique. Heuuuuu ?! On tient le rythme et on verra. C’est fou comme une petite chose peut vous faire baliser. « Est-ce le bon chemin ? Ma montre a-t-elle buguée ? ».

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FJe regarde le LiveTrack de Morgane attentivement. Je vois qu’elle a une allure régulière et de FOOOOOOUUUUUU, elle court trop bien ma chérie <3. Je suis super fier. J’arrive à me placer sur le 28ème kilomètre et attend que Morgane passe, j’ai envie de l’encourager car elle m’impressionne.

28ème.

M. Je tiens le rythme, ça commence à être plus dur. J’ai mal au ventre. Ça ne part pas et je ne sais pas quoi faire. J’essaye de manger un petit bout de pâte de fruits. Ce n’est pas la joie, je n’en ai vraiment pas envie. Je mâchouille ça comme un mauvais morceau de viande.

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FJe la vois arriver mais elle ne me voit pas. Elle est dans les foulés des meneurs d’allure 4h. Je me dis : elle va le faire en 4h !. Je suis trop content. Je cours et j’essaye de m’approcher d’elle. Elle est au milieu d’un peloton et je n’ai pas envie de gêner. Je la regarde et me dis que j’ai de la chance d’avoir une copine qui court vraiment bien alors que ça ne fait que 2 ans qu’elle a commencé. Je suis vraiment fier (oui je le dis tout le temps mais c’est la vérité).

 Dans un léger faux plat, j’entends Morgane dire « c’est dur » au meneur d’allure qui lui rétorque «  regarde mes baskets, ne te pose pas de question, ça va aller ». Je comprend que ça commence à être dur pour elle. Je préfère ne pas me faire remarquer et la laisse continuer. Je m’arrête.

2h50 : Le 30ème kilomètre.

M. On parle souvent du mur des 30km. Bon, ce n’est pas un mur que j’ai pris à exactement 30km mais plutôt le village ENTIER. Mayday, mayday, l’estomac de Morgane va exploser. Je répète, ça ne va PAS DU TOUT. Je crois qu’on a remplacé mon estomac par un ballon de foot. C’est vraiment gênant. Je n’ai plus rien dans les jambes et je suis en plein milieu d’un faux plat. COOL.

L’ambiance est beaucoup moins présente et je lâche le groupe des 4h. C’est un gros coup dur. Plus que 12km. Les 12 plus longs kilomètres de toute ma vie. Manger n’est même pas envisageable et je commence à avoir très soif. Vivement le prochain ravitaillement !

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FNe quittant pas des yeux le livetrack de Morgane, je remarque que sa moyenne commence à chuter. Je comprends que le fameux MUR est arrivé. Je décide de la retrouver pour essayer de finir avec elle, pour l’encourager et la soutenir.

31ème.

M. J’alterne entre marche et course. Plus de 7 minutes au kilomètre. C’est dur ! Je suis très souvent toute seule. Il y a peu de coureurs et ne parlons pas des gens venus nous voir. Il est tard et les gens commencent à rentrer chez eux.

33ème.

M. Quand on dit qu’un marathon, c’est dans les jambes et dans la tête… je confirme.
Bordel, on va avancer et le terminé ce marathon ou je ne m’appelle plus Morgane ! Mon estomac me fait de plus en plus souffrir. Je ne sais pas quoi faire à part subir. Malgré tout, je ne m’arrête pas.

36ème.

M. 6 putains de kilomètres. La moitié de ma traversée du désert Bordelais. Aller, on fait la même chose et on est arrivé. Encore 6 kilomètres.

SURPRISE ! Florian.

QUOI ?! Mais qu’est ce qu’il fait là ? C’est pas normal ça ? Je me suis dit plus tôt, que si je le voyais avant l’arrivée, je lui bottais les fesses. Là, j’ai trop mal au ventre pour le faire. Mais Grrrrrr !

Il a abandonné. Je suis sous le choc. Mais, pourquoi ?
Malgré tout, il a toujours eu en tête de me retrouver  (Merci le LiveTrack !) et de finir la course avec moi. Malheureusement pour lui, il n’arrive pas au meilleur moment de ma course. Je suis VRAIMENT mal.

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FJe la retrouve à la sortie du Jardin Public. Je comprends très vite que ça ne va pas du tout. Elle se plie en deux à cause de douleur à l’estomac. Je lui annonce aussi mon abandon et essaye de la motiver comme je peux.

37ème.

M. Florian me raconte rapidement son abandon et ces péripéties de ces 3 dernières heures. Je l’écoute, c’est tout ce que j’arrive à faire. Je me surprends à être de moins en moins lucide. Je commence à avoir des nausées. Florian veut absolument que je boive et que j’essaye de manger. Je ne peux pas manger, c’est physique. Si je mange, je vais vomir ou exploser. Au choix.

La nourriture me dégoûte au plus haut point. Je ne peux pas.

Je commence à m’arrêter, mais repars pratiquement aussi tôt. Les moments où je cours sont de moins en moins fréquents.

38 ème.

M. On ne lâche rien. Je vais le finir ce Marathon Bordel. Je vais le finir !
Les moments où je marche, je ressemble à une mamie. Je n’arrive plus à me tenir droite tellement mon estomac me fait souffrir.

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FJe n’aime pas la voir dans cet état, mais je ne peux rien faire pour l’aider, j’essaye de lui parler. Je ne peux pas lui dire que je suis inquiet.

39ème.

M. J’ai des violentes nausées. Il n’est plus question de temps ou autre chose. Juste arriver. Passer cette ligne.

40ème.

M. Je sais que c’est la fin. Je reconnais cette partie du parcours. L’année passée, j’ai attendue et encouragé Florian pas très loin. J’ai fait le plus dur, il faut tenir. Florian est là, il me soutient (dans tous les sens du terme), il m’encourage et… me dispute un peu. Il sait que je vais finir, c’est impossible autrement. Nous voyons nos amis, Semi-Marathonniens. Je n’ai pas la meilleure tête du monde et ils le voient bien. Je commence à pleurer en les voyant m’encourager, mais je me reprends. Je dois finir.

41ème.

M. Je fini… par vomir. Voilà. Je ne sais pas trop ce que je rejette d’ailleurs. SOULAGEMENT. Je me sens mieux. Ce n’est pas miraculeux, mais quand même ! J’arrive à recourir un peu. Je sers fort la main de Florian. Je ne sais pas ce que j’aurai fait sans lui. Dès que possible, je prendrais de l’eau. Nos amis nous suivent et nous encouragent encore un peu plus loin. Nous commençons à compter en mètres, plus en kilomètre. Plus que 800 mètres.

42ème.

M. C’est là, juste là. Cours Morgane. Florian m’encourage encore, je vais courir jusqu’à cette ligne d’arrivée. Aller, plus que quelques mètres.

Nous passons la ligne d’arrivée, main dans la main.

Je m’effondre.

Je l’ai fait.

Je suis Marathonienne.

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FLa ligne d’arrivée est visible! Main dans la main, on trottine pour finir LE PREMIER MARATHON DE MORGANE avec un temps de 4h37 (elle a battu mon temps de l’an dernier, 4h43). L’émotion est là, je suis FIER d’elle (oui je le dis ENCORE).

L’après course, 4h37 plus tard :
M. Je suis tout de suite pris en charge par les premiers secours. Il faut croire que j’ai une tête à faire peur. Florian s’inquiète beaucoup mais il est fier. Il me le dit encore et encore. Pour la petite blague, il me fait remarquer que je l’ai « battu ». J’ai fait mieux que lui l’an dernier. Quelle patate celui-là !

D’autres coureurs arrivent et ont besoin de premiers secours comme moi. Même si ce n’est pas encore ça, je laisse ma place. J’arrive difficilement à la remise des médailles. Je suis encore dans un état second. Impossible pour moi de boire, voir même de manger.

Nous arrivons au dernier ravitaillement. Tout le monde prend soin de moi. J’essaye de manger… et vomi à nouveau. COOOOOOL. Mais cette fois, c’est la délivrance. Je me sens vraiment mieux. J’arrive ensuite à manger un petit peu et à boire. Il me faut du temps pour réussir à reprendre la route.

Je commence à rigoler. Ca va aller maintenant.

L’organisation

Que d’efforts de fait! Autant dire que c’est le jour et la nuit entre cette édition et la précédente. Nous avions fait un pari en participant cette année, nous ne sommes pas déçu. L’an passé, il y a avait quelques « problèmes » dont beaucoup de coureurs c’étaient plaint.

Cette année, le départ du Semi a été totalement modifié, les ravitaillements étaient copieux et variés, il n’y avait pas d’écocup mais des gobelets simple et parfois des bouteilles (il nous semble), pas de chemins de terres difficilement praticable non plus.

La course, du point de vue de l’organisation c’est passée parfaitement. C’est une course que nous pouvons conseiller à l’heure actuel.

Conclusion

Marathon de Bordeaux 2016 - 47
POUAAAAAA. (Quel résumé…).

Ce n’était pas facile, mais que dire à part : On recommence quand ? Les 30 premiers kilomètres m’ont donné envie de recommencer, les 12 suivants de me dépasser. J’ai eu des vrais « moments de bien ». La fierté de le faire, le challenge, la course, l’effervescence… C’était une super aventure et elle ne s’arrêtera pas là. C’est promis.

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FC’était clairement un jour sans. Je ne veux pas et ne dois pas rester sur cet abandon. Je DOIS, un jour, finir un marathon en moins de 4h. Je sais que j’en suis capable. Maintenant,  je vais prendre soin de moi et me focaliser sur nos prochains objectifs. La course à pied doit toujours être un plaisir.

Remerciements

Sans titre

Parce que ce Marathon n’aurait pas été le même sans lui : Merci à mon chéri, mon amour pour m’avoir accompagné et soutenu durant tout ce temps. Ca n’aurai pas été pareil sans lui. Le prochaine fois, je ferai mieux pour moi, mais aussi et surtout pour qu’il soit encore plus fier de moi.

Merci à nos proches qui ont été présent avant, pendant et après.

Merci à vous tous pour vos mots d’encouragements, vos messages (SMS, mails, commentaires) et vos conseils avant, pendant et après. Merci de nous avoir suivi pendant le LiveTrack, on est ravi que ça vous ai plu et nous le referons très certainement.

Pour finir, Merci d’avoir lu ce pavé! Si vous en êtes là, vous avez été courageux ;).

>> Pour revivre le Marathon de Bordeaux 2015 de Florian, c’est par ICI :).

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12 réflexions sur “Retour de course : Marathon de Bordeaux 2016

  1. Bravo Morgane! Fabuleux récit plein de suspense – bien desolee pour Florian qui remettra forcément ca et bravissimo à toi! You did it!!! Ta persévérance a payé! Bises du grand sud xx

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